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Les épreuves sportives : une note qui compte

À l'ALAT, le sport n'est pas une formalité : c'est une batterie notée qui pèse dans votre classement. Trois épreuves au CSO (Luc-Léger, tractions, Killy) enchaînées sur des muscles déjà fatigués. Pour un pilote d'hélicoptère, mieux vaut viser haut. Et ça se prépare, des mois à l'avance.

Luc-Léger
Endurance · VO₂max
Tractions
Force · tirage poulie
Killy
La chaise · cuisses
Notée
Pèse au classement
Ordre
Fatigue cumulée
Viser
Haut (ALAT pilote)
L'essentiel

Le sport dans la sélection ALAT

Au Centre de Sélection (CSO), trois épreuves physiques sont notées et entrent dans votre classement : le Luc-Léger (endurance cardio-respiratoire), les tractions (tirage à la poulie haute pour les femmes) (force du haut du corps), et le Killy, la position de la chaise (endurance des cuisses). Le Killy a remplacé les squats dans les sélections militaires depuis février 2025.

Ces trois épreuves s'enchaînent dans cet ordre, et ce n'est pas un hasard : le Luc-Léger a déjà épuisé vos jambes quand vous attaquez le Killy. L'armée teste votre capacité à enchaîner les efforts, pas à donner un effort isolé. Un minimum global est exigé, sans note éliminatoire à aucune épreuve.

Pour le pilote d'hélicoptère, le sport pèse réellement dans le classement final : on conseille de viser un palier élevé au Luc-Léger, un maximum de tractions et un Killy proche du plafond. La bonne nouvelle : avec une préparation progressive de plusieurs mois, ces objectifs sont à portée.

Le contenu

Les trois épreuves du CSO

Endurance, force, résistance, et la capacité à tout enchaîner.

Endurance

Le Luc-Léger

Course navette de 20 m, au rythme de bips qui accélèrent par paliers. Il sollicite la VMA et reflète le VO₂max. C'est l'épreuve qui pèse souvent le plus, et elle fatigue déjà les jambes pour la suite.

Force

Tractions / tirage poulie

Maximum de tractions à la barre (débattement complet, bras tendus → menton au-dessus) pour les hommes ; tirage à la poulie haute pour les femmes. Force du dos, des bras et des épaules.

Cuisses

Le Killy (la chaise)

Tenir la position « chaise » contre un mur, dos plaqué, genoux à 90°, le plus longtemps possible. Épreuve isométrique et très mentale : la brûlure arrive vite, surtout après le Luc-Léger.

Enchaînement

L'ordre & la fatigue

Luc-Léger, puis tractions, puis Killy, sans repos officiel. Le Killy tombe sur des cuisses déjà cuites. S'entraîner « à froid » est une erreur : il faut simuler cet enchaînement.

Outil interactif

Estimez votre VO₂max au Luc-Léger

Entrez le palier que vous tenez et votre âge : l'outil estime votre VO₂max, situe votre endurance et vous indique où vous vous situez par rapport aux seuils. De quoi suivre vos progrès.

Repères de barème (à titre indicatif). Côté Armée de Terre, la moyenne se situe autour du palier 7-8, le 20/20 au palier 12 ; en dessous du palier 7, c'est éliminatoire. Côté Killy, le 20/20 s'obtient dès 2 min 48 selon le barème le plus récemment communiqué (le test peut se poursuivre jusqu'à un plafond horaire d'environ 4 min 20, sans gain de points au-delà). Pour l'ALAT pilote, on conseille de viser le haut du barème. Ce barème ayant déjà été révisé depuis l'introduction du test, les seuils exacts et à jour figurent dans le livret CIRFA « Réussir ses tests de sélection » : la référence officielle.
Bien se préparer

Construire sa note, sans se blesser

La préparation physique se construit dans la durée, progressivement, avec de la récupération. Forcer trop vite, c'est la blessure assurée.

Endurance

Fractionné & navette

Travaillez la VMA par du fractionné et des séances de 20 m navette, pas seulement du footing tranquille. Refaites des Luc-Léger complets pour situer vos paliers. Augmentez la charge de 10 à 15 % par semaine au maximum.

Force & Killy

Progressif et spécifique

Renforcez le dos, les bras et les épaules pour les tractions (technique stricte, sans élan) ; travaillez les quadriceps et le gainage pour le Killy. Et surtout : entraînez le Killy juste après une course, sur jambes fatiguées, pour reproduire le jour J.

Récupération

Le repos fait la note

Les progrès se font à la récupération : sommeil, hydratation, alimentation équilibrée, jours de repos. Le Killy peut réveiller une douleur articulaire (genou, tendon) : en cas d'antécédent, consultez un kiné ou un médecin du sport avant d'intensifier.

La méthode du pilote

Comment aborder la préparation physique

Le sport ALAT se gagne dans les mois qui précèdent. Quelques principes qui font la différence.

Anticipez de plusieurs mois

Une préparation sérieuse demande au moins trois à six mois selon votre niveau de départ. La régularité bat toujours l'intensité de dernière minute.

Entraînez l'enchaînement

Le jour J, le Killy arrive sur des jambes mortes. Simulez régulièrement la séquence complète Luc-Léger → tractions → Killy : c'est la seule façon de ne pas être surpris.

Partez progressif au Luc-Léger

L'erreur classique : partir trop vite. Les premiers paliers sont lents : calez-vous pile sur le bip, économisez-vous, gardez des réserves pour les paliers qui comptent.

Soignez la technique aux tractions

Débattement complet, sans élan, prise un peu plus large que les épaules. La technique stricte vaut mieux que des répétitions bâclées qui ne comptent pas.

Donnez tout, jusqu'au bout

S'arrêter dès qu'on « a la moyenne » est mal vu : les évaluateurs jugent aussi la combativité et la motivation. On va jusqu'à l'épuisement réel.

Écoutez votre corps

Progressez de 10 à 15 % par semaine maximum, prévoyez des semaines allégées, et levez le pied à la moindre douleur articulaire persistante. Mieux vaut prudent qu'arrêté plusieurs semaines.

J

« À l'ALAT, le sport compte vraiment : c'est de la note, et c'est de la combativité observée. On le construit dans la durée, progressivement, en simulant l'enchaînement et en respectant son corps. Bien préparé, on arrive serein, et on va chercher chaque point jusqu'au bout. »
Julien, pilote & fondateur de ConnectFly

À éviter absolument

Les pièges classiques

S'y prendre trop tard. La condition physique est incompressible : elle se construit sur des mois, pas des semaines. On commence tôt et progressivement.
Entraîner le Killy à froid. Le jour J, il arrive sur des jambes épuisées. S'entraîner uniquement reposé, c'est se faire surprendre. On simule l'enchaînement complet.
S'arrêter à la moyenne. Lâcher dès le seuil atteint est mal vu : on juge aussi la combativité. On donne tout jusqu'à l'épuisement réel.
Ignorer la douleur. Forcer sur une tendinite ou un genou douloureux, c'est risquer des semaines d'arrêt. On écoute son corps et on consulte si besoin.
Questions fréquentes

Vos questions sur les épreuves sportives

Oui. Les trois épreuves du CSO (Luc-Léger, tractions/poulie, Killy) sont notées et pèsent dans le classement final. Un minimum global est exigé, sans note éliminatoire. Pour l'ALAT pilote, mieux vaut viser le haut du barème.

À titre indicatif : un palier élevé au Luc-Léger (10-11 et plus, le 20/20 étant au palier 12), un maximum de tractions, et un Killy tenu au-delà de 2 min 48 (seuil du 20/20 selon le barème le plus récent). Les seuils officiels et à jour figurent dans le livret CIRFA ; en dessous du palier 7 au Luc-Léger, c'est éliminatoire.

Luc-Léger, tractions, puis Killy : l'enchaînement est volontaire. Le Killy tombe sur des cuisses déjà épuisées par la course. L'armée teste votre capacité à enchaîner les efforts, pas à briller sur une épreuve isolée. D'où l'importance de simuler la séquence à l'entraînement.

Au moins trois à six mois selon votre niveau de départ. La progression doit être graduelle (10 à 15 % de charge en plus par semaine au maximum), avec de la récupération, pour progresser sans se blesser.

Continuer la préparation ALAT

La note de sport se construit. ConnectFly vous accompagne.

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