L'anglais : la langue du pilote
Indispensable, et heureusement très entraînable. L'épreuve teste votre compréhension, votre grammaire et votre vocabulaire sous forme de QCM chronométré. On ne vous demande pas d'être bilingue, mais de comprendre vite et juste. Ça se prépare méthodiquement.
Qu'est-ce que l'épreuve d'anglais ?
C'est une épreuve, le plus souvent sous forme de QCM chronométré, qui évalue votre maîtrise de l'anglais : grammaire, vocabulaire et compréhension (écrite, et selon les sessions, orale). L'objectif n'est pas la perfection littéraire, mais un anglais opérationnel : comprendre vite, sans hésiter, et choisir la bonne formulation.
Pourquoi un tel poids ? Parce que l'anglais est la langue du ciel. La phraséologie radio, les manuels, les briefings, les stages à l'étranger, les opérations internationales : tout se passe en anglais. Un pilote qui hésite sur la langue est un pilote freiné. La sélection s'en assure très tôt.
La bonne nouvelle : c'est l'une des épreuves les plus régulières à travailler. Pas de coup de chance ni de génie : de l'exposition quotidienne, du vocabulaire fiché, et des réflexes de QCM. En quelques semaines, on gagne énormément.
Les quatre terrains de l'épreuve
L'anglais de la sélection se joue sur quatre compétences. Travaillez-les séparément, vous progresserez plus vite.
La grammaire
Temps verbaux, modaux, prépositions, comparatifs, conditionnels, discours indirect. Ce sont des règles finies : une fois maîtrisées, elles rapportent des points à coup sûr, sans aléa.
Le vocabulaire
Vocabulaire général courant, vocabulaire aéronautique de base, et surtout les faux-amis : ces mots qui ressemblent au français mais piègent. Le vocabulaire se fiche et se révise.
La compréhension écrite
Saisir le sens d'une phrase ou d'un court texte, déduire une information, repérer une nuance (obligation, interdiction, probabilité). On lit pour comprendre, pas pour traduire mot à mot.
La compréhension orale
Selon les sessions : comprendre un message à l'oral, malgré l'accent et le débit. Elle se travaille par l'exposition régulière (films, séries, podcasts en VO).
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Le QCM d'anglais commenté
Dix questions tirées au sort (grammaire, vocabulaire, faux-amis, compréhension) chronométrées comme le jour J. Chaque réponse est expliquée : c'est en comprenant l'erreur qu'on progresse vraiment.
Dix questions à enchaîner, chacune chronométrée. Après chaque réponse, une explication courte vous aide à retenir la règle. Prêt ?
Les faux-amis à connaître par cœur
La cause n°1 d'erreurs pour les francophones. Ces mots ressemblent au français… mais veulent dire autre chose. Mémorisez-les, vous gagnez des points faciles.
Les points qui font la différence
Deux fiches express : les erreurs typiques des francophones, et les temps à verrouiller.
Erreurs typiques des francophones
- Pas de « to » après un modal : She can fly (pas « can to fly »).
- -s à la 3ᵉ personne au présent : He works.
- « since » vs « for » : since 2020 / for two years.
- « information » est indénombrable : an information ✗ → some information.
- Adjectif invariable : red planes (pas « reds »).
- « people » est pluriel : people are.
Les temps essentiels
- Présent simple : habitudes, vérités générales (I fly).
- Présent continu : action en cours (I am flying).
- Present perfect : lien passé-présent (I have flown).
- Prétérit : passé daté et terminé (I flew yesterday).
- Past perfect : antériorité dans le passé (I had flown).
- Futurs : will (décision/prévision), be going to (intention).
Vocabulaire aéronautique de base
Quelques mots qui reviennent souvent. Les connaître met en confiance le jour J.
Comment progresser vite en anglais
L'anglais ne se révise pas la veille : il s'imprègne. Voici comment en faire un réflexe, pas une corvée.
Exposez-vous chaque jour
Films, séries, podcasts, YouTube en VO sous-titrée anglais. Vingt minutes par jour valent mieux qu'une longue session : l'oreille et le vocabulaire se forment par l'habitude.
Fichez vos faux-amis
Tenez une liste personnelle des mots qui vous piègent et relisez-la souvent. Les faux-amis sont des points presque garantis une fois mémorisés : ne les laissez pas filer.
Pensez en anglais
Cessez de traduire mot à mot : cherchez le sens global. Décrivez mentalement ce que vous faites en anglais. Plus vous pensez dans la langue, plus vous répondez vite.
Déduisez du contexte
Un mot inconnu n'est pas un mur. Servez-vous de la phrase autour pour en deviner le sens, et avancez. Bloquer fait perdre plus de points que l'ignorance d'un mot.
Entraînez-vous en QCM chronométré
L'épreuve est un QCM minuté : entraînez-vous dans ces conditions. La vitesse de lecture et le réflexe d'élimination des distracteurs se travaillent spécifiquement.
Révisez les temps en priorité
La moitié des questions de grammaire portent sur les temps et les modaux. Verrouillez-les d'abord : c'est le meilleur rapport effort/points de toute l'épreuve.
« En vol, l'anglais n'est pas une option : c'est la langue de la radio, des procédures, de tout. J'ai vu des candidats brillants freinés par un anglais hésitant, et d'autres, partis de loin, le transformer en atout en quelques mois. C'est une question de régularité, pas de don. »
Julien, pilote & fondateur de ConnectFly
Les pièges classiques
Vos questions sur l'anglais
Non. On attend un anglais opérationnel : comprendre vite et juste, maîtriser les bases de grammaire et un vocabulaire courant. La perfection n'est pas l'objectif : la fluidité de compréhension l'est, et elle se construit.
Avec une exposition quotidienne et un travail ciblé (temps, faux-amis, QCM chronométrés), des progrès très visibles apparaissent en quelques semaines. La clé est la régularité : un peu chaque jour bat de longues sessions espacées.
Selon les sessions et les concours. Dans le doute, préparez-la : l'exposition régulière à l'anglais oral (séries, podcasts) ne peut que vous servir, à l'épreuve comme dans toute votre future carrière de pilote.
Par petites listes thématiques relues souvent (révision espacée), en priorisant les faux-amis et le vocabulaire qui revient. Mieux vaut 15 mots bien ancrés que 100 survolés. Et on réutilise les mots à l'oral ou à l'écrit pour les fixer.
Énormément. Au-delà de la sélection, l'anglais est omniprésent dans la carrière d'un pilote : radio, procédures, formation, opérations internationales. Le travailler maintenant, c'est investir pour toute votre vie professionnelle.
En s'entraînant minuté. On lit la question et les options vite, on élimine les distracteurs évidents, on tranche. Si une question résiste, on choisit la réponse la plus probable et on avance : le temps perdu coûte plus que l'erreur isolée.
Les autres épreuves de l'EOPN
Chaque épreuve a sa page, sa méthode et son entraînement. Préparez-les une par une.
L'anglais se travaille. ConnectFly vous entraîne.
Grammaire, vocabulaire, faux-amis, compréhension : la préparation EOPN de ConnectFly transforme la langue du ciel en point fort, par l'entraînement régulier et chronométré.
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